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À propos de moi

Je suis né à Montréal et je viens tout juste de franchir le cap des 50 ans. Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours eu l’esprit curieux. Enfant, mes journées d'été se passaient dans le grand champ derrière chez moi avec mon frère. On y observait les insectes, on y construisait des forts en bois, et on faisait la "guerre" aux voisins avec des épées de bois et des couvercles de poubelle en guise de boucliers. C'était aussi le terrain d'essai idéal pour tester la résistance de nos camions de Lego dans les mottes de terre.

Quand je ne construisais pas des structures en Meccano, j’adorais observer mes parents. Mon père était conducteur de camion vidangeur, et quand il voyait que les gens jetaient des vélos BMX, des Big Wheels, des jouets ou des appareils électroniques cassés, il les ramassait pour les réparer. C'est d'ailleurs comme ça qu'est arrivé à la maison le petit orgue électrique de mes 8 ans, mon premier goût pour le piano ! Il bidouillait des objets fonctionnels à partir de pièces récupérées et me ramenait de vieux radios à désosser. Je passais des heures à les démonter, collectionnant précieusement les petits moteurs, les fils et les boulons. De son côté, ma mère était couturière et nous fabriquait de superbes costumes d’Halloween. C'est d'eux deux que je tiens ce goût profond pour la débrouille et le faire soi-même.

J’ai aussi développé une fibre artistique très tôt. Dès l’âge de trois ans, je dessinais déjà de beaux personnages. Même si la vie d’adulte, le travail et la famille m’ont éventuellement fait délaisser le dessin, cette créativité ne m’a jamais quitté. Elle s'est simplement exprimée autrement : en reprenant le flambeau de ma mère, j’ai cousu et bricolé moi-même tous les costumes d’Halloween de mes deux fils pendant toute leur enfance.

Costumes de Ghostbusters fabriqués maison

Le cap des 50 ans : un nouveau souffle

La vie a suivi son cours, riche en bonheurs mais aussi en tempêtes. Mon amour et moi partageons notre quotidien en famille depuis maintenant près de 30 ans. Ensemble, nous avons bâti notre vie et survécu à bien des épreuves. Nous avons eu deux fils, mais la vie nous a confronté à la plus grande de ces épreuves : le deuil de notre plus grand, qui nous a quittés à l'âge de 14 ans.

Avec les années, j'ai également pris beaucoup de poids, ce qui a amené son lot de complications et de mésaventures de santé. Je me suis sérieusement blessé aux deux genoux en tombant sur la glace, j'ai développé une apnée du sommeil sévère, une phlébite... Bref, mon corps a écopé.

Et puis, le cap des 50 ans est arrivé pile cette année. Ce chiffre a déclenché en moi une profonde introspection. J'ai pensé à ma mère, qui est partie à 51 ans à peine, et à mon fils, parti à 14 ans. J'ai réalisé à quel point la vie peut être courte. Je me suis dit qu'il n'y avait absolument aucune raison de continuer à me laisser mourir à petit feu à cause de mon poids. Il est plus que temps d'arrêter d'attendre que ça aille mieux : il faut vivre, maintenant.

C'est cette crise de la cinquantaine positive qui m'a poussé à foncer et à réaliser mes rêves les plus anciens, vaille que pourra. Parmi eux, il y avait celui d'apprendre le piano, un souvenir qui me collait à la peau depuis mes 8 ans. En juillet 2026, j'ai enfin sauté le pas. Je me suis acheté un piano numérique de qualité et je me suis lancé à fond dans cet apprentissage.

Photo de Richard au piano

Mon univers actuel et la brigade féline

Depuis que nous avons terminé les rénovations du sous-sol, je suis en train d'aménager mon espace bien à moi : une salle de jeu qui sert aussi d'atelier de couture. Quand je travaille sur un projet, les gestes et les explications de ma mère me reviennent en mémoire. Comment passer le fil, coudre droit, repasser... Tout ce qu'elle m'a transmis m'est incroyablement utile aujourd'hui, notamment pour adapter et coudre mes propres chemises.

Dans cet atelier, je ne suis jamais vraiment seul. J’ai toujours adoré les animaux — du gros berger allemand de la voisine qui me promenait plus que je ne la promenais dans les champs de mon enfance, jusqu’aux rongeurs et oiseaux que j'ai eus au fil des ans. Aujourd'hui, ce sont nos trois chattes qui règnent sur la maison. Ce sont nos bébés et, sans conteste, les inspectrices en chef de tous mes projets !

La brigade féline au complet dans l'escalier

Côté projets, mon amour et moi formons un duo unique. On ne se ressemble pas du tout : un tempérament très terre à terre vient sagement équilibrer mon côté artistique et imaginatif. Il y a souvent de la mystification quand je m'extasie devant un mini wacky waving tube man, une figurine de Mario Bros, des peluches Garfield ou des lumières LED colorées. Devant un nouveau projet, 90 % du temps, la réaction initiale amène son lot de questions : à quoi ça va servir ? En as-tu vraiment besoin ? Est-ce que ça va marcher ? Mais malgré ce scepticisme de départ, l'aide est toujours au rendez-vous dès que j'en ai besoin, que ce soit pour couper du bois ou visser des planches de parcours de chat aux murs. Et le plus beau, c'est que ça finit presque toujours par un : « Ah ouais, j'aime ça, c'est cool ! Là, je comprends ce que tu voulais faire. » Derrière les airs sérieux, mon côté jeune de cœur reste grandement apprécié. On se complète à merveille : je fais sortir notre quotidien de son cocon, et on me ramène sagement sur terre.

Toutes mes aventures et mésaventures pour dénicher des vêtements et des équipements solides, adaptés à ma taille, m'ont donné une idée. Pourquoi garder tout ça pour moi ? C'est ce qui m'a poussé à lancer ce blog : pour partager mon quotidien, mes réussites de bricoleur, et surtout pour donner un coup de main honnête à ceux qui font face aux mêmes défis de taille.